Le 150, rue York : la nouvelle adresse de l’Institut d’assurance du Canada à Toronto
En juillet, l’Institut a terminé son emménagement dans ses nouveaux bureaux de Toronto, au 150, rue York. Nous sommes ravis de vous donner des nouvelles sur notre nouvel emplacement.
Nous exerçons nos activités en tant que réseau pancanadien de 19 instituts et sections situés dans toutes les provinces du Canada; à Toronto, nous étions domiciliés au 18, rue King Est. Après avoir déménagé à cet endroit il y a plus de trente ans, nous avons eu le plaisir de former des générations de membres, de bénévoles, de conseils, de comités, de conseils d’administration et de membres du personnel, et d’échanger avec eux, tout en évoluant et en nous adaptant aux besoins changeants de l’industrie de l’assurance de dommages.
Au fil des 127 ans d’histoire de l’Institut, la croissance et le changement ont été des constantes, tout comme pour l’industrie de l’assurance en général. Puisque nous avons connu tant de changements, nous sommes fiers d’amorcer la prochaine étape de notre parcours en déménageant de l’autre côté de la ville, à l’angle des rues York et Adelaide.
Au 150, rue York, nous avons aménagé un tout nouvel espace qui réunit les équipes de la région du Grand Toronto de l’Institut d’assurance du Canada et celles de l’Institut d’assurance de l’Ontario, sans oublier nos installations réservées aux médias et à la production. En outre, les bureaux internes comprennent plusieurs configurations de salles de réunions où pourront se rassembler notre personnel, les membres du conseil d’administration et nos collaborateurs. Nous avons aussi hâte d’y accueillir des membres dans nos salles de classe modernisées. Les étudiants peuvent désormais y réserver une place pour leurs examens en personne pour les cours et certifications des programmes nationaux.
L’intersection York et Adelaide se trouve dans un quartier du district financier de Toronto. Nos membres, les bénévoles et le personnel seront bien servis à cet endroit, grâce à un accès direct au réseau souterrain piétonnier PATH, aux réseaux de transport en commun et à d’autres commodités.
Notre récent emménagement au 150, rue York ne représente qu’une petite étape dans la longue histoire de notre organisation. Depuis notre nouveau bureau de Toronto, vers toutes les régions qui reçoivent les services de nos instituts et sections partout au pays, nous maintenons notre engagement en faveur de l’innovation, du leadership éclairé et de standards élevés en matière d’éducation dans l’industrie de l’assurance de dommages.
Nous vous remercions, chers membres, partenaires de l’industrie et employeurs, pour votre soutien continu.
Stéphane Lespérance : L’inaction n’est plus une option réaliste. Notre industrie, notre clientèle et le monde qui nous entoure continuent d’évoluer et nous devons progresser avec eux.
Stéphane Lespérance, CRM et président du Conseil des gouverneurs de l’Institut d’assurance du Canada (IAC), revient sur son parcours professionnel et conseille les membres, étudiants et diplômés afin qu’ils connaissent une carrière enrichissante en assurance.
1. Si tout était à refaire, que feriez-vous différemment dans votre parcours professionnel? Quelles sont les choses que vous referiez telles quelles?
Si j’avais l’occasion de tout recommencer, je prendrais probablement quelques risques calculés supplémentaires plus tôt dans ma carrière, et je saurais que la croissance naît souvent des occasions qu’on saisit avant que tout semble parfaitement en place.
En début de carrière, on a souvent l’impression qu’il faut être totalement prêt avant d’accepter un défi. Pourtant, plusieurs des meilleures occasions sont celles qui nous obligent à apprendre au fur et à mesure.
Je me rappellerais aussi de savourer davantage le parcours. Une carrière évolue rapidement, et souvent, nous sommes tellement concentrés sur notre prochain objectif que nous oublions d’apprécier où nous sommes.
Ce que je referais absolument, c’est de croire en la valeur du travail acharné, de la constance et des relations. Les compétences sont importantes, mais les gens se souviennent de notre comportement, de notre manière de traiter les autres, et s’ils peuvent compter sur nous. Ces choses-là ouvrent plus de portes que n’importe quel titre professionnel.
2. De quoi êtes-vous le plus fier dans votre carrière et votre vie personnelle?
Sur le plan professionnel, je suis fier des relations que j’ai construites au fil du temps et des occasions que j’ai eues de contribuer à la croissance de personnes et d’équipes tout au long de ma carrière. L’incidence que nous avons n’est pas toujours immédiate ou visible dans l’instant, mais elle se manifeste au fil du temps, dans la confiance des autres, dans la solidité des organisations et dans les qualités de leader que développent ceux qui nous entourent.
Sur le plan personnel, ma famille est ma plus grande richesse. Je suis fier de la vie que vous avons construite ensemble et je suis profondément reconnaissant du soutien que ma femme et mes enfants m’ont apporté à différents stades de ma carrière. Ils ont été une source constante d’équilibre et d’encouragement, surtout face aux exigences et à l’intensité inhérentes aux rôles de direction.
Maintenant que mes enfants sont adultes, j’éprouve aussi une véritable fierté à les voir suivre leur propre voie et réaliser leurs rêves. À bien des égards, c’est là la mesure la plus importante du succès, les voir devenir des personnes indépendantes, curieuses et déterminées.
Et à titre personnel, j’éprouve également de la fierté à continuer de me lancer des défis en dehors du travail. Par exemple, je carbure aux objectifs d’endurance physique comme les épreuves Ironman ou d’autres activités qui exigent discipline, résilience et engagement. Ces expériences ont mis en évidence l’importance de repousser mes limites et de rester connecté à mes ambitions personnelles, et pas seulement professionnelles.
3. À votre avis, pourquoi est-il important de continuer d’améliorer ses compétences et ses connaissances tout au long de sa carrière?
Parce que l’inaction n’est plus une option réaliste. Notre industrie, nos clients et le monde qui nous entoure continuent d’évoluer et nous devons avancer avec eux.
L’apprentissage n’est pas qu’une question de connaissances techniques ou de titres de compétences. Il s’agit de rester curieux, de comprendre de nouvelles perspectives et d’être prêt à remettre en cause des habitudes qui ont peut-être déjà fonctionné, mais qui pourraient ne plus nous être utiles à l’avenir.
Les gens qui continuent à se perfectionner tout au long de leur carrière sont souvent ceux qui restent énergiques, au fait et prêts à relever le prochain défi.
4. Croyez-vous que le bénévolat au sein de l’industrie est essentiel pour élargir vos connaissances et compétences? Si oui, pourquoi?
Absolument. Le bénévolat permet de vivre des expériences qui sont différentes de notre quotidien et nous pousse souvent à penser au-delà de notre domaine ou de nos priorités immédiates.
Il donne l’occasion de travailler avec des gens de milieux, d’organisations et de niveaux d’expérience différents. Rien que cela peut nous apprendre beaucoup.
Il permet également de développer des compétences précieuses dans n’importe quel rôle de leadership, comme l’écoute, la collaboration, la patience et la capacité à concrétiser des idées grâce à des efforts communs. Autre point important : le bénévolat nous rappelle que les industries robustes sont construites par des gens prêts à s’investir, et pas seulement à participer.
5. En tant que bénévole au sein de l’IAC, qu’est-ce qui vous a apporté la plus grande satisfaction?
Ma plus grande satisfaction n’est pas liée à une initiative en particulier, c’est plutôt le sentiment d’avoir fait partie de quelque chose qui compte véritablement pour l’avenir de l’industrie.
Il y a quelque chose de très authentique dans le fait de travailler aux côtés de bénévoles qui se soucient profondément du développement des autres; des gens qui donnent leur temps non pas pour la reconnaissance, mais parce qu’ils croient en l’élaboration d’une profession plus forte. C’est cet esprit qui ressort avant tout.
J’ai été particulièrement touché d’entendre des membres, des étudiants et des jeunes professionnels en début de carrière me raconter comment l’Institut les a aidés à gagner en confiance, à y voir plus clair et à saisir des occasions. Ces moments sont tout simples, mais ils laissent une marque.
Et sur le plan personnel, c’était valorisant de contribuer à une communauté ayant des retombées collectives et où des progrès sont réalisés parce que les gens choisissent de s’impliquer, d’échanger et de se soutenir mutuellement.
6. Ce message sera votre dernier à titre de président du Conseil de l’IAC dans le bulletin Crescendo. Qu’aimeriez-vous dire aux membres, aux étudiants et aux diplômés de l’Institut avant de passer le flambeau?
La force de notre industrie dépendra toujours des gens qui en font partie, tous ceux qui choisissent de continuer à apprendre, de contribuer et de soutenir leurs pairs en cours de route.
Si je devais vous laisser quelques points à retenir, ils seraient simplement : restez curieux, restez humbles et restez engagés. Faites le choix d’investir dans votre croissance, même lorsque le parcours n’est pas linéaire. Certains des moments les plus précieux dans une carrière proviennent des occasions inattendues, des revers ou des changements de cap.
Investissez dans les relations. Les compétences et l’expérience comptent, mais les gens qui vous forment, ceux avec qui vous travaillez et ceux qui vous aident dans votre cheminement ont souvent une plus grande influence sur votre carrière que n’importe quel plan officiel.
Faites preuve d’adaptabilité. Notre industrie continuera à évoluer et ceux qui épousent le changement plutôt que d’y résister seront les mieux placés pour la diriger.
Et, pour terminer, donnez au suivant. Qu’il s’agisse de mentorat ou de bénévolat, ou juste d’un coup de pouce à quelqu’un en début de parcours, le fait d’aider les autres nous rend tous plus forts.
L’Institut restera toujours une communauté fondée sur l’apprentissage et le progrès partagés. J’encourage chacun d’entre vous à maintenir des liens avec l’Institut, et à maintenir des liens entre vous, à mesure que vous continuez à bâtir l’avenir de la profession.
L’Institut élit Greg Smith à la présidence de l’Institut d’assurance de l’Ontario
Greg Smith, MBA, ICD.D, FPAA, CRM, président de l’Institut d’assurance de l’Ontario (IAO) et président de Crawford & Company (Canada) Inc. partage ses réflexions et donne des conseils aux membres, aux étudiants et aux diplômés sur la manière de bâtir une carrière enrichissante dans l’industrie de l’assurance.
1. Quel est selon vous l’aspect le plus attrayant de l’industrie de l’assurance et quel message positif souhaitez-vous transmettre aux membres sur l’avenir de l’industrie?
Quand la plupart des gens pensent à l’industrie de l’assurance, ils en ont une vision étroite : les polices, les réclamations et les opérations. La réalité est pourtant bien plus intéressante. L’assurance n’est pas qu’une industrie, c’est une économie au sein d’une industrie : un écosystème dynamique et interrelié de rôles, de compétences et de parcours professionnels qui touchent à presque tous les aspects de la société.
Cet écosystème recèle une quantité phénoménale de possibilités. Des réclamations à la souscription, en passant par la science des données, l’expérience client, la technologie et les services-conseils en gestion des risques, l’industrie permet à des gens de construire une carrière en adéquation avec leurs compétences, mais aussi avec leurs passions. Grâce à cette diversité, ils peuvent s’épanouir, évoluer et se façonner une carrière porteuse de sens et souvent non linéaire, parfois sans jamais devoir quitter l’industrie.
Au fond, ce qui distingue véritablement l’assurance est sa raison d’être. Notre mission consiste à servir des gens, souvent aux moments les plus importants ou les plus difficiles de leur vie. Les perspectives sont prometteuses, portées par la complexité croissante du risque, l’accélération de la transformation numérique et un besoin grandissant d’expertise fiable. En ce moment, nous avons l’occasion de mieux nous représenter, en positionnant l’industrie de l’assurance comme une avenue de carrière moderne, dynamique et orientée vers la réalisation d’objectifs.
2. Pourquoi pensez-vous qu’une carrière en assurance est passionnante ou enrichissante?
Une carrière en assurance est passionnante et profondément enrichissante, car chaque jour est différent. Le travail est dynamique, situationnel et en constante évolution. Il exige à la fois une pensée analytique et de l’empathie.
Fondamentalement, notre activité professionnelle consiste à servir des gens. Qu’il s’agisse d’aider une famille à se remettre d’un sinistre ou une entreprise à surmonter une interruption des activités, nous avons un impact réel et mesurable. C’est l’une des rares industries qui allie la résolution de problèmes techniques à des interactions humaines enrichissantes.
Elle repose aussi sur l’apprentissage continu, le développement et la croissance. On peut y acquérir une expérience approfondie tout en élargissant ses compétences dans différents rôles et disciplines. Résultat? Une carrière qui offre à la fois stabilité et diversité, mais aussi la satisfaction de savoir que ce qu’on fait change vraiment la donne.
3. Selon vous, quels sont les postes les plus intéressants dans l’industrie de l’assurance aujourd’hui et pourquoi?
Plusieurs rôles passionnants existent dans l’industrie, ce qui soutient l’idée que l’assurance constitue un véritable écosystème économique, mais certains ressortent du lot.
Je reconnais avoir un léger parti pris envers les professionnels des sinistres. Les réclamations sont le moment de vérité dans le domaine, celui où la promesse faite devient promesse tenue. Ces professionnels doivent allier expertise technique, jugement et empathie, et ont de plus en plus de technologies pour les aider, ce qui leur permet de vraiment se concentrer sur ce qu’il y a de plus important : le client.
Les rôles liés aux données, à l’analytique et aux technologies sont tout aussi passionnants, car ils sont en train de transformer profondément l’industrie. Ces capacités nous aident à prendre de meilleures décisions, à réduire les tensions et à fournir un service plus rapide et plus personnalisé. Elles sont essentielles à notre évolution et à notre croissance.
Considérés ensemble, ces rôles mettent en évidence la diversité des occasions et le perfectionnement croissant au sein de notre industrie.
4. Selon vous, quels sont les défis importants et les possibilités à venir pour notre industrie au cours des cinq prochaines années?
Pour l’avenir, plusieurs défis importants façonneront notre parcours, chacun étant étroitement lié à la confiance de la clientèle.
Nous devons continuer à attirer et à conserver les meilleurs talents dans une industrie qui demeure parfois incomprise et trop peu appréciée. En même temps, nous devons composer avec une fréquence et une sévérité accrues d’événements catastrophiques, qui exigent de la résilience et de l’adaptabilité. De plus, nous devons faire en sorte que l’innovation suive le rythme des attentes croissantes des clients.
Cependant, ces défis cachent de véritables occasions.
Les progrès de l’intelligence artificielle et les technologies émergentes transforment fondamentalement notre façon de travailler, ce qui élimine des tensions et améliore la prise de décisions ainsi que l’expérience des employés et des clients. En parallèle, nous avons l’occasion et la responsabilité de repositionner notre industrie, d’articuler plus clairement la portée, les objectifs et l’incidence de notre travail pour attirer la prochaine génération de talents.
5. Pour quelles raisons les employés de l’industrie devraient-ils être fiers de leur travail?
Nous qui appartenons à cette industrie devrions ressentir une profonde fierté, car, tout simplement, c’est grâce à l’assurance que tout le reste est possible.
Cette affirmation est d’autant plus puissante en raison de l’éventail de moments qui se concrétisent grâce à nous, allant des moments quotidiens aux moments extraordinaires.
Orienter plutôt que de contrôler les accès : réimaginer l’IA générative dans la formation en assurance
L’IA générative n’est plus un problème du futur pour l’éducation ou pour le domaine de l’assurance. Elle façonne déjà nos façons d’apprendre, de résoudre des problèmes et d’aborder notre travail. Pour l’Institut d’assurance du Canada, la priorité est d’aider les apprenants et les formateurs à utiliser ces outils de manière à renforcer l’apprentissage et à préparer les membres à un milieu de travail où l’IA générative fera de plus en plus partie du quotidien.
L’Institut y voit une occasion d’améliorer la formation et de fournir des conseils pratiques à mesure que l’utilisation de l’IA générative se généralise dans le monde de l’éducation et sur le marché du travail.
De l’exploration à l’intégration
Bien qu’une grande partie du travail de l’Institut est tourné vers l’avenir, l’organisation expérimente depuis un certain temps avec l’IA générative. Par ce travail préliminaire, l’Institut a réussi à mieux comprendre la contribution actuelle et potentielle de ces outils à la formation professionnelle, tout en réfléchissant à la manière judicieuse d’en tirer parti à l’avenir.
Dans le domaine de la production de contenus médiatiques, l’IA générative est utilisée pour soutenir la création de ressources visuelles et pédagogiques. Ces outils augmentent la productivité tout en permettant davantage de souplesse dans l’élaboration et la présentation de contenu.
L’IA générative contribue aussi à la création des examens. Les spécialistes utilisent ces outils pour analyser les banques de questions, cerner les lacunes et améliorer la structure des questions d’évaluation.
Au sein de l’Institut, l’IA générative est mise à contribution pour soutenir des axes prioritaires du développement pédagogique et de l’enseignement. Dans l’élaboration de contenus et de livres numériques, il y a un intérêt croissant pour l’intégration directe de l’IA dans le matériel pédagogique pour soutenir les étudiants alors qu’ils progressent dans le contenu des cours. Par exemple, on se penche sur la manière dont l’IA pourrait aider les apprenants à comprendre des concepts et rendre le contenu plus interactif.
L’Institut adopte une approche réfléchie et passe de la phase d’expérimentation et de projets pilotes vers une intégration plus large de l’IA générative, où elle promet d’améliorer de manière significative l’expérience d’apprentissage des étudiants.
Soutenir l’apprentissage aujourd’hui, préparer les professionnels aux enjeux de demain
En tant qu’organisme responsable de la formation professionnelle au sein de l’industrie, l’Institut a deux perspectives distinctes. Il doit d’abord s’assurer que les étudiants utilisent l’IA générative dans le cadre de paramètres et d’attentes pédagogiques clairs. Il doit ensuite aider les apprenants à utiliser ces outils de manière efficace, compétente et responsable dans un cadre professionnel.
Cela reflète un changement de plus grande ampleur dans l’éducation, l’industrie de l’assurance et la société. L’objectif n’est pas de limiter l’utilisation de l’IA générative, mais de mieux la comprendre – au moyen d’expérimentations et de projets pilotes – afin de déterminer notre façon de nous en servir et de voir l’aide qu’ils apportent aux étudiants quand ceux-ci les utilisent à bon escient dans les cours.
Soutenir l’apprentissage par l’entremise d’attentes pédagogiques claires
À mesure que l’adoption de ces outils se généralise et que les gens s’habituent à les utiliser, les étudiants ont besoin d’orientations claires et cohérentes sur la façon dont l’IA générative doit être utilisée et ne doit pas l’être dans leur apprentissage. Dans ce contexte, les attentes doivent être simples, transparentes et faciles à respecter.
L’Institut travaille à formuler des recommandations qui présentent l’IA générative comme un outil de soutien à l’apprentissage, tout en renforçant l’intégrité intellectuelle. Ainsi, on demande aux étudiants d’être transparents quant à leur utilisation de l’IA lorsque cela est nécessaire, de vérifier l’exactitude des contenus générés et d’assumer la responsabilité des travaux qu’ils soumettent.
Le ton de ces orientations vise à appuyer l’apprentissage et à renforcer la confiance, et non pas à décourager les étudiants d’utiliser ces nouveaux outils.
Cette responsabilité change également la façon dont l’Institut aborde la conception des évaluations, le soutien aux formateurs et l’utilisation de fonctionnalités qui améliorent l’expérience d’apprentissage des étudiants, sans pourtant affaiblir les normes pédagogiques.
Préparer les apprenants à l’exercice de la profession
La seconde perspective est la préparation à l’exercice professionnel. En tant qu’organisme responsable de la formation professionnelle au sein de l’industrie, l’Institut doit aider les apprenants et les formateurs à comprendre comment l’IA générative est déjà utilisée dans la pratique professionnelle et à l’utiliser de manière efficace, compétente et responsable dans ce contexte.
Cela suppose de préparer les gens à exercer leur jugement. Sur le marché du travail, les attentes sont différentes de celles en classe : la question n’est pas seulement de savoir si l’IA est autorisée, mais de savoir si elle est utilisée de manière appropriée et éthique, avec exactitude, et si on comprend bien ses limites.
L’objectif est d’aider les formateurs à se sentir soutenus lorsqu’ils enseignent avec ces outils, tout en poussant les apprenants à acquérir les habitudes, la confiance et le jugement professionnel dont ils auront besoin au-delà de la salle de classe.
Construire un cadre évolutif
L’IA générative évolue rapidement, alors le cadre de l’Institut doit être en mesure d’évoluer au même rythme. Cela nous demande de continuer à améliorer les deux volets de notre travail : des orientations pédagogiques qui préservent l’intégrité et la qualité de la formation, et qui font en sorte que les apprenants atteignent les objectifs et savent le démontrer, et des orientations professionnelles qui préparent les gens aux attentes émergentes du marché du travail.
L’Institut est en train de développer un modèle qui prévoit une gouvernance claire, la participation continue de l’ensemble de l’organisation – notamment du groupe de travail sur l’intelligence artificielle – et l’actualisation concrète des guides et ressources à mesure que les besoins de l’industrie évoluent. Ainsi, le cadre demeurera pertinent tant sur le plan pédagogique que sur le plan professionnel.
L’intention est de construire un système qui soutient l’apprentissage continu.
Que nous réserve l’avenir?
L’intelligence artificielle générative façonne l’éducation, l’industrie de l’assurance et la société. L’Institut n’a pas un rôle unidimensionnel, il doit protéger l’intégrité de l’apprentissage et de nos titres professionnels, et aider les apprenants à se préparer à utiliser ces outils en contexte professionnel.
Il met l’accent sur le développement de la confiance et des compétences et il définit des attentes claires à l’égard de ces deux responsabilités. Ce faisant, l’Institut peut favoriser un milieu d’apprentissage où l’IA générative enrichit l’expérience des étudiants tout en préparant les futurs professionnels d’assurance aux réalités de la pratique.
En continuant de peaufiner son approche de l’IA générative, l’Institut s’impose comme source fiable de formation professionnelle et s’assure que ses programmes et ses titres professionnels reflètent les connaissances, les compétences et les normes professionnelles dont les apprenants ont besoin pour réussir dans une industrie en constante évolution.
L’année météo à 9 milliards de dollars
Ce que les professionnels d’assurance doivent savoir sur l’abordabilité de l’assurance habitation
Les bons leaders prennent le temps de réfléchir à la suite des choses. C’est là l’un des principaux atouts de la série d’études sur les nouvelles réalités de l’Institut d’assurance.
Le tout dernier rapport, intitulé L’abordabilité de l’assurance habitation : les conséquences pour l’industrie de l’assurance au Canada, va au-delà des grands titres d’actualité et examine les forces qui pourraient façonner le marché de l’assurance habitation au cours de la prochaine décennie. Bien que l’assurance habitation demeure abordable pour la plupart des Canadiens, le rapport met en lumière des pressions croissantes que les dirigeants de l’industrie devraient surveiller attentivement.
L’une des conclusions les plus frappantes est que la moyenne quinquennale des réclamations au titre de sinistres découlant de phénomènes météorologiques extrêmes a décuplé au cours des 30 dernières années, tandis que les coûts de reconstruction, les dépenses de réassurance et l’exposition au risque ont tous augmenté. Rien qu’en 2024, les sinistres assurés découlant d’événements météorologiques extrêmes ont atteint un sommet de 9 milliards de dollars. Ces tendances ont des incidences sur la tarification, les attentes des clients, la réglementation, la conception de produits et la disponibilité à long terme des garanties.
Mais surtout, le rapport ne se contente pas de décrire le problème. Il analyse les domaines où les leaders peuvent porter leur attention aujourd’hui, dont la résilience, la réduction du risque, les incitatifs à l’intention des propriétaires et les partenariats, susceptibles d’améliorer les résultats tant pour les consommateurs que pour l’industrie.
Pour les cadres de direction, les gestionnaires et les leaders émergents, les études de l’Institut offrent bien plus que des analyses des enjeux actuels. Elles sont un outil de prévision utile qui permet d’anticiper les changements, de cibler les risques émergents et de se préparer aux décisions à venir.
Téléchargez le rapport complet pour découvrir les conclusions, les recommandations et les perspectives concernant :
L’abordabilité de l’assurance habitation : les conséquences pour l’industrie de l’assurance au Canada.
Troisième phase du Projet recadrage : la révélation des possibilités d’une carrière en assurance de dommages
Dans l’industrie de l’assurance de dommages, les professionnels savent bien qu’ils mènent une carrière des plus dynamique. Mais comment expliquer aux profanes ce à quoi ressemblent aujourd’hui ces carrières de pointe? Comment peut-on déconstruire des stéréotypes pour révéler ce qui est pourtant évident? Les carrières en assurance de dommages se situent littéralement au croisement du monde des affaires, de l’économie, de la gestion des risques, du droit et de l’ingéniosité humaine.
La campagne publicitaire « Projet recadrage » vise à changer les perceptions grâce à des messages destinés à des publics cibles comme les nouveaux diplômés, les personnes nouvellement arrivées au Canada et celles qui souhaitent réorienter leur carrière. La phase 3 de notre campagne nationale, bilingue et multimédia de recadrage des carrières en assurance s’est déroulée du 26 janvier au 30 mai 2026 et elle a dépassé tous ses objectifs clés, y compris en ce qui concerne le nombre de visites, les clics et les taux de visionnement complet de vidéos.
La campagne a été présentée à nos publics cibles là où ils travaillent, vivent et se divertissent, par l’entremise de canaux numériques comme les médias sociaux, la programmatique, le marketing d’influence, le référencement payant et un vaste réseau de placements publicitaires extérieurs. Grâce à plus de 25 fournisseurs de diffusion numérique et d’affichage extérieur, nous avons atteint des millions de personnes partout au Canada, et notre équipe Connexion carrières en assurance continue d’accompagner les gens ayant exprimé un intérêt sur le microsite de la campagne.
« Le but est de guider les candidats et de les aider à faire des choix réfléchis pour rejoindre notre industrie accueillante. Pour ce faire, la campagne présente une industrie moderne, solide et stable, à la fine pointe de la technologie, qui offre tout naturellement des carrières gratifiantes », explique Peter Hohman, président et chef de la direction de l’Institut d’assurance du Canada.
« Cette campagne historique de recadrage des carrières en assurance de dommages a été conçue avec les partenaires d’un comité de réflexion de l’industrie pour contrer la pénurie de main-d’œuvre, informer le public et créer une image positive de notre industrie auprès des personnes à la recherche d’une carrière. Elle remet en question des stéréotypes dépassés et raconte l’histoire véritable de notre industrie », ajoute M. Hohman.
#DonnerUnButALaPassion : N’hésitez pas à utiliser ce mot-clic pour nous rejoindre dans l’espace numérique et soutenir la campagne quand vous le voyez.
Pour voir les vidéos de 30 s en anglais, visitez le microsite PurposeMeetsPassion.ca.
Pour voir les vidéos de 30 s en français, visitez le microsite DonnerUnButALaPassion.ca.
Le tableau d'affichage des offres d'emploi en assurance met en relation les talents avec les meilleurs employeurs de l'industrie
Connexion carrières en assurance, une division de l’Institut d’assurance du Canada, est heureuse de lancer une nouvelle plateforme de carrières qui fera le pont entre les talents et les possibilités d’emplois dans l’industrie.
La plateforme propose des formules d’abonnement personnalisées aux employeurs en fonction de leurs besoins d’embauche. L’abonnement Pro, conçu pour les petites et moyennes entreprises, comprend une page d’employeur sur le portail, qui présente les postes à pourvoir, et permet de communiquer directement avec les candidats intéressés.
L’abonnement Enterprise vient compléter l’offre Pro et permet de gagner du temps : les offres d’emploi sont automatiquement importées depuis les pages carrières existantes de l’employeur et directement regroupées sur le babillard d’offres d’emploi de la plateforme. Il a été conçu pour les grands employeurs qui publient souvent un grand nombre d’offres d’emploi et demandent aux candidats de postuler au moyen du système de suivi des candidats déjà en place dans leur entreprise.
Les candidats peuvent également s’inscrire à un répertoire des talents facultatif, où ils peuvent télécharger leur CV et où les employeurs peuvent consulter directement leur profil. Les candidats peuvent accéder à la plateforme à partir d’un ordinateur de bureau ou de l’application Carrières en assurance, qui propose une communication instantanée entre employeurs et candidats et présente une carte des postes disponibles dans leur région.
Au cours des deux premiers mois depuis son lancement, la plateforme a présenté plus de 700 offres d’emploi en assurance de dommages et a enregistré plus de 23 000 pages vues.
Jetez un coup d’œil au site ici : https://insurancecareers.kibbi.ca.
Vous voulez devenir… expert en sinistres
L’industrie de l’assurance de dommages présente une multitude d’occasions professionnelles dans divers milieux. Lorsqu’on discute avec des professionnels, on se rend rapidement compte qu’il existe presque autant de parcours en assurance que de gens travaillant dans l’industrie.
Nous continuons ici notre série sur les différents emplois offerts dans l’industrie. Dans ce numéro, nous discutons avec William Slade, BA, PAAC, CFEI, vice-président, Propriétés nationales et Réseau des entrepreneurs, Crawford & Company (Canada). Voici ce que William avait à dire :
Les premiers pas
J’ai commencé à travailler dans le domaine de l’assurance des particuliers pendant mes études universitaires et ensuite chez une société de courtage commercial avant de me diriger vers les sinistres. Le processus de traitement des sinistres est intéressant, car il fait intervenir la réponse concrète d’une police d’assurance, une fois le sinistre survenu. L’expertise des sinistres est une activité passionnante, car elle demande de se déplacer sur le terrain pour enquêter sur un incident, de travailler à déterminer la cause d’un sinistre et ensuite, selon les faits, d’analyser le contrat d’assurance pour déterminer comment la garantie doit s’appliquer.
Au départ, j’envisageais une carrière qui consistait à suivre les tempêtes à travers le monde et à effectuer de l’expertise de sinistres pour des toitures partiellement endommagées. Ce type d’expériences mène ultimement vers des postes où l’on dégage de nouvelles technologies, des automatisations et des flux de travail pour assurer l’efficacité du traitement des sinistres et la meilleure expérience utilisateur. C’est tout à fait passionnant d’imaginer l’avenir de la gestion des réclamations compte tenu de l’IA et des nouvelles technologies.
Le programme de PAA a été la base de ma carrière en expertise de sinistres. Des cours comme Principes et pratique de l’assurance et L’assurance des biens m’ont transmis les connaissances techniques fondamentales dont j’avais besoin en tant que nouvel expert en assurance de biens. Il est intéressant de noter que le premier cours qui a éveillé mon intérêt pour l’industrie est C16 : L’industrie de l’assurance, et il se trouve que celui-ci vient couronner le programme de PAA. L’obtention de ma certification d’enquêteur certifié en incendies et explosions (CFEI) a renforcé davantage ma capacité à régler les sinistres liés aux incendies et a élargi mes compétences d’enquête.
Mon rôle
Dans mon poste actuel, je me concentre sur l’élaboration de solutions à fort impact de règlement de réclamations en assurance de biens, à l’intention d’assureurs, de courtiers et de clients commerciaux. Ma priorité est l’amélioration continue de l’expérience lors du traitement de sinistre par la création d’équipes hautement performantes, le renforcement des relations avec les clients et la mise en œuvre d’améliorations stratégiques qui rehaussent la qualité du service de règlement des sinistres et son efficacité opérationnelle, en m’appuyant sur l’analyse des données et les rapports de clients. Je fais cela en collaborant avec des clients et des parties prenantes pour les aider à résoudre leurs problèmes de traitement des sinistres en assurance de biens. Cela peut notamment consister à élaborer des stratégies de préparation et d’intervention en cas de catastrophe, à analyser les données pour mettre au point des processus et des technologies pour l’expertise des sinistres, ainsi qu’à collaborer avec nos équipes internes pour améliorer le processus de règlement de sinistre. J’ai aussi l’occasion de beaucoup toucher aux nouvelles technologies et de travailler avec les experts en sinistres qui les utilisent dans leur domaine.
Nous sommes toujours en train de cerner les dernières solutions numériques nous permettant d’offrir une expérience client exceptionnelle.
Je suis actuellement engagé dans l’industrie à titre d’ambassadeur de Connexion carrières en assurance et comme membre du comité exécutif régional de l’Ontario, où je suis directeur de l’Est de l’Ontario au sein de l’Association canadienne des experts indépendants (ACEI). Ces fonctions m’ont donné l’occasion de faire la promotion de moyens de soutenir le développement de l’industrie et de renforcer les liens au sein de la communauté d’experts en sinistres. Le fait de m’impliquer dans le milieu au-delà de mes tâches quotidiennes m’a permis de participer aux discussions sur l’avenir du règlement et de l’expertise des sinistres. Cela m’a également convaincu de l’importance du mentorat, de l’engagement professionnel et de l’apprentissage continu, qui ont tous joué un grand rôle dans l’évolution de ma carrière et le développement de mes aptitudes de leadership.
Conseils pour les jeunes professionnels
Mon conseil est d’acquérir de solides bases techniques tôt dans votre carrière, de rester curieux et de saisir toutes les occasions d’apprendre des professionnels chevronnés qui vous entourent. Dans le règlement et l’expertise des sinistres, il n’y a pas deux dossiers pareils, alors il faut absolument développer une connaissance approfondie des contrats d’assurance, de bonnes compétences d’enquête et un jugement sûr. En même temps, soyez ouverts aux nouvelles expériences, aux nouvelles technologies et aux différents types de sinistres, car c’est ainsi que vous progresserez. Recherchez des mentors, posez des questions et n’ayez pas peur de relever des défis qui repoussent vos limites. L’assurance est une industrie où la formation continue et le développement de relations peuvent créer de nombreuses possibilités de carrière au fil du temps.
Tout au long de votre carrière d’expert en sinistres et surtout au début, vous allez inévitablement être confronté à des sinistres qui sont plus importants ou plus complexes que tout ce que vous avez eu à traiter auparavant, ce qui peut constituer un véritable défi. J’ai été chanceux de passer près de 20 ans au sein d’une organisation dotée d’une expertise technique pointue, d’un solide leadership et d’une culture où l’on avait facilement accès à du soutien. Je me suis efforcé de rechercher des conseils, à poser des questions et apprendre de ceux qui avaient déjà eu à gérer un tel niveau de complexité par le passé. Au fil du temps, cette approche m’a permis de gagner en confiance vis-à-vis de mes compétences techniques et d’apprendre à traiter des sinistres de plus en plus complexes de manière cohérente. Parfois, surmonter un défi consiste simplement à savoir quand il faut demander de l’aide et à tirer parti de l’expertise autour de soi.
Les réussites qui m’ont procuré le plus de satisfaction ont été celles où j’ai partagé mes expériences avec de nouveaux professionnels et où j’ai formé des équipes d’experts en sinistres très performantes. Le secret est d’avoir d’excellents mentors, de miser sur la formation continue et d’accepter les nouvelles expériences.
Dans l’industrie de l’assurance, on n’a jamais fini d’apprendre. Il faut miser sur le savoir des gens d’expérience, l’acquisition de compétences techniques par la formation et l’application de ces connaissances dans le cadre de nouvelles expériences.
Rappel pour les professionnels d’assurances agréés (PAA) : les modules sur les compétences habilitantes sont maintenant obligatoires
Depuis 2024, le programme de PAA donne accès à une nouvelle fonctionnalité d’apprentissage interactive intitulée « Compétences habilitantes pour les professionnels d’assurance ». Ces brefs modules d’apprentissage autonome – élaborés en réponse aux recommandations de l’industrie – complètent les cours du programme en abordant les principales compétences professionnelles supplémentaires dans un format concis et flexible. Ils sont réservés aux étudiants inscrits au programme de PAA.
Après une période de transition de deux ans, les modules sont désormais une composante obligatoire du programme de PAA. À compter de la session d’automne 2026, il faut avoir terminé les modules sur les compétences habilitantes du programme de PAA pour s’inscrire au cours C16 – L’industrie des assurances.
Aperçu des modules sur les compétences habilitantes du programme de PAA :
- Sans frais, sans inscription : les modules sont disponibles automatiquement pour les étudiants du programme de PAA.
- Pas de manuel, pas de formateur, pas d’examen : tout le contenu nécessaire se trouve en ligne à un seul endroit, y compris un court test à la fin de chaque module.
- Dix modules interactifs en ligne, d’une durée approximative d’une heure.
- Les sujets abordés incluent la pensée critique, la prestation de conseils, l’éthique et le professionnalisme, la maîtrise des outils numériques et technologiques, et plus encore.
- Les modules peuvent être suivis dans n’importe quel ordre et à tout moment (y compris entre deux sessions du programme PAA), et peuvent être répétés au besoin.
Si vous êtes en train de faire le programme PAA, envisagez de faire un ou deux modules pour préparer votre apprentissage avant le début de vos cours d’automne. Vous trouverez le lien menant aux modules sur les compétences habilitantes pour les professionnels d’assurance dans votre compte du portail d’apprentissage en ligne, près des liens vers vos cours du programme de PAA.
Déontologie : quand une réparation ne préserve pas l’uniformité visuelle
Nous invitons les membres à donner leur point de vue sur ce scénario. Envoyez-nous un courriel à l’adresse : ethics@insuranceinsitute.ca. Certaines réponses pourraient être publiées dans un futur numéro de Crescendo.
Lorsque des matériaux qui préservent l’uniformité visuelle ne sont pas disponibles, le règlement d’un sinistre qui respecte les conditions générales du contrat d’assurance peut tout de même laisser un client insatisfait. Sur cette question, Brynn Tucker, FPAA, examine les enjeux éthiques touchant le remplacement partiel et les pertes visibles d’uniformité visuelle après la couverture d’un sinistre.
Préservation de l’uniformité visuelle lors de sinistres (remplacement partiel par opposition à remplacement total)
Un propriétaire subit un sinistre partiel (p. ex., des dommages causés par la grêle à une partie de la toiture ou du bardage). L’assureur convient de ne remplacer que la partie endommagée, sans assurer la préservation de l’uniformité visuelle. Le titulaire de police fait valoir que cela ne remet pas le bien dans son état antérieur au sinistre.
La toiture d’un assuré installée il y a cinq ans a subi des dommages en raison d’une tempête de grêle. Un expert en sinistres a été nommé pour prendre en charge la réclamation; il a lu le contrat d’assurance et a pris connaissance de la garantie des coûts de remplacement de l’assuré pour les dommages à l’immeuble, avec des limites adéquates et une franchise, qu’il estimait applicable si la réclamation était jugée recevable. L’expert en sinistres a confirmé qu’une tempête de grêle avait eu lieu à la date du sinistre dans la zone de résidence de l’assuré. Il a confirmé la garantie et n’avait besoin que de quelques informations pour autoriser le paiement.
Le rapport de l’estimateur confirme que 40 % du toit avait été endommagé par la tempête de grêle, tandis que les 60 % restants étaient toujours en bon état. Le modèle de bardeaux utilisés par les couvreurs pour effectuer l’installation est toujours en production; toutefois, l’option de couleur choisie par l’assuré n’est plus disponible. L’expert en sinistres informe l’assuré que les bardeaux endommagés seront remplacés, conformément à la garantie de coûts de remplacement, qui prévoit la fourniture de matériaux de même nature et de même qualité. L’assuré affirme que sa toiture aura une apparence affreuse vu la zone de bardeaux désassortis par rapport au reste de la toiture. Il demande à parler avec le superviseur de l’expert en sinistres. Le superviseur informe l’assuré que l’expert en sinistres a traité le dossier comme il se doit, conformément au contrat d’assurance. Il lui explique ensuite qu’il n’y a plus rien à faire, car le produit demandé par l’assuré n’est plus disponible dans la couleur qui préserverait l’apparence visuelle de la partie non endommagée de la toiture. L’assuré affirme qu’il a l’intention de déposer une plainte officielle; le superviseur décrit la procédure à suivre et effectue un suivi par écrit pour que l’assuré dispose des informations nécessaires.
L’assuré appelle son courtier, car il est très mécontent après avoir parlé à l’expert en sinistres et à son superviseur. Le courtier est inquiet et souhaite aider l’assuré, malgré la courte durée de leur relation de seulement deux ans. Il souhaite aussi conserver ce client, car l’assuré a payé ses primes à temps et n’a jamais déclaré de sinistre, à l’exception de la présente réclamation. Le courtier s’inquiète de savoir si l’expérience de réclamation de l’assuré aura un effet négatif sur sa perception de l’industrie de l’assurance; il commence également à penser à des moyens de préserver leur relation.
L’expert en sinistre a-t-il traité la réclamation de manière raisonnable?
Comment peuvent-ils préserver leur relation avec le client même si cette situation de sinistre n’est pas résolue de manière satisfaisante pour l’assuré?
Nous invitons les membres à donner leur point de vue sur ce scénario. Envoyez-nous un courriel à l’adresse : ethics@insuranceinsitute.ca. Certaines réponses pourraient être publiées dans un futur numéro de Crescendo.
Nouvelles de la Société des PAA
Gagnants du tirage du sondage
Merci à celles et ceux qui ont participé au sondage sur les avantages offerts aux membres de cette année. La participation a beaucoup augmenté par rapport à l’an passé et vos commentaires contribueront à façonner les futurs programmes et services de la Société des PAA.
Félicitations aux quatre gagnants de cartes-cadeaux Indigo de 100 $ :
- Danielle Theriault
- Jason Brink
- Chelsea Lacey
- Mei Ying Hu
Bénévoles recherchés pour siéger au comité d’éthique
La Société des PAA est à la recherche de bénévoles voulant siéger à son comité d’éthique. Les membres du comité d’éthique contribuent à la rédaction d’articles sur l’éthique ainsi qu’à la préparation de scénarios et d’autres ressources qui soutiennent l’excellence professionnelle dans l’industrie de l’assurance. Pour manifester votre intérêt, veuillez envoyer votre CV ou votre profil LinkedIn par courriel à : ethics@insuranceinstitute.ca.
Élargir les horizons : faites la connaissance des récipiendaires de 2026 de la bourse de l’Alberta Insurance Council
Tout au long de l’année, l’Institut attend avec impatience d’octroyer une série de bourses d’études et de bourses d’aide financière pour la formation en assurance. Créée en 2023 pour le compte de l’Alberta Insurance Council (AIC), la bourse de l’AIC est offerte aux étudiants admissibles qui vivent en Alberta, étudient en vue d’obtenir le titre de Professionnel d’assurance agréé (PAA), de Professionnel d’assurance agréé avancé (PAAA) ou de Fellow, professionnel d’assurance agréé (FPAA) et ne bénéficient pas actuellement d’un soutien financier de leur employeur.
Nous avons récemment contacté les récipiendaires de la bourse de 2026 de l’AIC, qui sont tous membres de l’Institut d’assurance du Sud de l’Alberta : Illia Fedoruk, Quinn Ryckman et Josie Petrillo. Ils sont chacun à un stade différent de leur carrière; le premier s’est récemment réorienté, la deuxième a récemment obtenu son diplôme d’une institution postsecondaire et la troisième est une professionnelle chevronnée de l’industrie. Tous trois sont reconnaissants pour le soutien financier de la bourse de l’AIC, qui leur permettra de continuer à faire leur PAA, un programme qui a élargi leurs connaissances de l’industrie, qui a augmenté leur confiance et qui les aidera à offrir de meilleurs services à leurs clients et collègues.
« Je travaille dans l’industrie de l’assurance depuis sept mois seulement, donc je suis toujours au début de ma carrière », a déclaré Illia Fedoruk, qui s’est réorienté vers les assurances après une expérience antérieure en droit. « En tant que jeune professionnel, il peut être difficile sur le plan financier d’investir dans la formation tout en développant sa carrière, alors cette bourse me donne l’occasion de continuer à apprendre, de développer mes connaissances et de gagner en confiance dans l’industrie. Elle soutiendra mes études, me fera progresser et me permettra d’offrir de meilleurs services et de meilleurs conseils aux personnes avec lesquelles je travaille. »
« Comme il ne me reste plus que deux cours du programme de PAA à suivre, cette bourse m’aidera à assumer les coûts liés à l’obtention de mon titre professionnel, notamment les frais de cours, les manuels et les examens. Je pourrai ainsi me consacrer pleinement à l’atteinte de mes objectifs de formation tout en poursuivant le développement de ma carrière », a déclaré Quinn Ryckman, qui a obtenu huit crédits du programme de PAA dans le cadre de ses études postsecondaires et a récemment fait son entrée dans l’industrie. « En soutenant ma formation aujourd’hui, cette bourse appuie mon objectif à long terme d’apporter une contribution significative à l’industrie de l’assurance et de servir des clients avec confiance et intégrité ».
« Le PAA n’est pas qu’un titre professionnel pour moi. Tout ce que j’étudie se reflète dans mes conversations quotidiennes avec des clients et cela m’aide à évoluer vers les postes de conseillère et de dirigeante de haut niveau que je vise dans l’industrie de l’assurance de dommages », a déclaré Josie Petrillo, qui cumule 14 ans d’expérience dans l’industrie. « Concilier le coût des cours avec le travail et mes engagements à titre de bénévole peut être difficile, alors bénéficier de ce soutien permettra d’alléger les pressions financières et de rester concentrée. Cette bourse m’a donné la possibilité de continuer à progresser avec confiance et de développer ma carrière et le niveau de professionnalisme que je souhaite apporter à l’industrie. »
Les personnes intéressées peuvent consulter les formulaires de candidature et les critères d’admissibilité pour trois bourses d’études et d’aide financière; les dates limites de septembre 2026 approchent. Félicitations à tous les candidats et récipiendaires de cette année!
Faits intéressants sur l’assurance
#LeSaviezVous? La moyenne quinquennale des indemnités versées par l’industrie canadienne de l’assurance au titre des sinistres découlant de phénomènes météorologiques extrêmes a décuplé au cours des 30 dernières années, passant d’environ 400 millions de dollars par an au milieu des années 1990 à 4 milliards de dollars aujourd’hui. Rien qu’en 2024, les sinistres assurés découlant d’événements météorologiques extrêmes ont atteint un sommet de 9 milliards de dollars.
Pour en savoir plus sur les facteurs qui influent sur l’abordabilité de l’assurance habitation au Canada, téléchargez le rapport complet intitulé L’abordabilité de l’assurance habitation : les conséquences pour l’industrie de l’assurance au Canada.
Babillard
Appel à contributions
Vous souhaitez partager votre connaissance de l’industrie et votre compréhension des meilleures pratiques? Vous désirez prendre part à une expérience des plus stimulantes en matière de perfectionnement professionnel? Songez à vous joindre à notre groupe de professionnels de l’industrie afin d’apporter votre contribution à la bibliothèque d’articles en ligne de l’Institut d’assurance du Canada et à l’élaboration des contenus didactiques.
Nous sommes à la recherche de bénévoles qui possèdent :
- au moins trois à cinq années d’expérience dans l’industrie de l’assurance de dommages, par exemple dans le domaine de la souscription, des réclamations, de la gestion des risques ou de la vente;
- une expertise dans des domaines émergents ou en évolution, comme l’analyse des données, les phénomènes météorologiques extrêmes, les pandémies, les véhicules autonomes et la cybersécurité. Il n’est pas nécessaire d’avoir de l’expérience en rédaction ou en enseignement. Un professionnel expérimenté vous guidera et vous aidera durant tout le processus de consultation, de modification ou d’élaboration de contenu.
En tant que bénévole, votre nom sera inscrit dans la section des remerciements du rapport annuel de l’Institut, et vous recevrez un cachet en échange de votre contribution.
Si vous ou l’une de vos connaissances souhaitez mettre votre expertise à contribution et prendre part à l’élaboration des programmes de certificat ou menant à l’obtention d’un titre professionnel de l’Institut, communiquez avec nous à academicprograms@insuranceinstitute.ca. On vous demandera de remplir un court formulaire en ligne décrivant votre expérience et vos titres professionnels. L’équipe des programmes d’études déterminera ensuite dans quelle mesure votre expertise correspond aux projets en cours de réalisation.
L’Institut d’assurance a besoin de votre expertise!
Restez au courant en renouvelant votre adhésion!
En tant que membre, vous pouvez continuer à donner un élan à votre carrière en obtenant les titres convoités de PAA, de PAAA, de FPAA et d’agent général principal canadien, tout comme en suivant nos programmes de certificat en gestion des risques et en assurance des entreprises, ou en profitant des nombreuses occasions de perfectionnement professionnel qui vous permettent d’acquérir des connaissances de pointe et de connaître les pratiques en cours dans l’industrie.
L’année d’adhésion s’échelonne du 1er juin au 31 mai. Nous avons déjà envoyé des avis par courriel ou par la poste à vous ou à votre employeur, et notre Service aux membres s’affaire actuellement à traiter les paiements de renouvellement reçus. Si vous n’avez pas encore renouvelé votre adhésion, nous vous invitons à faire parvenir votre paiement le plus tôt possible afin d’éviter toute interruption de service.
Renouvelez votre adhésion et faites votre paiement en ligne. C’est simple et rapide :
- Cliquez sur l’onglet « Mon compte » de la page d’accueil*.
- À la page d’ouverture de session, entrez votre numéro d’utilisateur ou de membre et votre mot de passe pour vous connecter.
- Vous pouvez renouveler et payer votre adhésion sur la page d’aperçu.
- Pour obtenir de l’aide, veuillez communiquer le plus rapidement possible avec l’équipe du Service aux membres au 1 866 362-8585, du lundi au vendredi, de 8 h à 19 h (HE).
Assemblée générale annuelle 2026
La 73e assemblée générale annuelle de l’Institut d’assurance du Canada aura lieu à Montréal (Québec) le mardi 27 octobre 2026, à l’hôtel Sofitel. L’assemblée débutera à 15 h 30, et l’ordre du jour sera le suivant :
- Avis de convocation et appel
- Lecture du procès-verbal
- Rapports des administrateurs, des conseils et des comités (et allocution du président)
- États financiers annuels et rapport des auditeurs
- Approbation des mesures adoptées par les gouverneurs
- Élections
- Nomination des auditeurs et détermination des honoraires
- Autres affaires dûment proposées devant l’assemblée
- Clôture de la séance
Stéphane Lespérance, CRM
Président du Conseil des gouverneurs
Peter G. Hohman, MBA, FCIP, ICD.D
Président et chef de la direction
Liste à jour des manuels de cours – Août 2026